Vertex Industries — Rapport annuel · 2025 04 / 15
Stratégie 2030
Stratégie 2030 : trois piliers
Le plan publié début 2024 n’a pas changé ; 2025 l’a simplement fait avancer plus vite que prévu. Il repose sur trois piliers.
Une croissance tirée par le logiciel. Chaque machine que Vertex Industries livre prend de la valeur avec le logiciel qui l’exploite. 435 millions de francs de revenus récurrents financent déjà une organisation de développement répartie sur six centres ; d’ici 2030, le logiciel doit porter plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe.
L’usine autonome. Vertex Neura est le premier pas vers des lignes de production qui se diagnostiquent, se planifient et se corrigent elles-mêmes. Les 480 familles de brevets actives — dont 62 déposées en 2025 — se concentrent précisément sur cette couture entre la machine et le modèle.
Des chaînes d’approvisionnement résilientes. Nos clients relocalisent et constituent des stocks tampons ; chacune de ces décisions n’est économiquement viable qu’automatisée. Le carnet de commandes de 1,9 milliard de francs confirme la thèse.
La transition logicielle, concrètement
Les transitions de modèle d’affaires échouent sur l’ambiguïté ; nous pilotons donc celle-ci avec trois chiffres : la part du chiffre d’affaires qui se renouvelle, la vitesse à laquelle elle croît et le coût pour la servir. En 2025, les revenus récurrents annuels ont atteint 435 millions de francs, la croissance s’est accélérée à 31 % et la marge brute du segment logiciel s’est encore élargie — c’est le mix, et non les prix, qui a porté la marge EBIT du groupe à 16,0 %.
La distribution est l’avantage silencieux. Vertex Industries ne vend pas de logiciel à des comptes inconnus : il vend à une base installée de machines qu’il connaît vis par vis. Une communauté de 95 000 développeurs construit désormais sur les API publiques de la plateforme, et c’est sur ce rail que Neura a atteint 1 400 sites en sept mois.
Les jalons 2026 sont posés : le logiciel au-dessus de 38 % du chiffre d’affaires du groupe, la version d’orchestration de flotte de Neura et les premiers produits Kestrel nativement intégrés à la plateforme. D’ici 2030, le groupe entend être — en termes de chiffre d’affaires — une entreprise de logiciel qui fabrique, plutôt qu’un fabricant qui code.
Objectifs 2030
Le tableau de bord de la Stratégie 2030 : référence 2021, situation fin 2025 et engagement pour 2030.
La route vers 2030
Passer le copilote à l’échelle
Les objectifs prévoient une croissance du chiffre d’affaires de 15 à 18 %, une part du logiciel supérieure à 38 % et une marge EBIT d’environ 17 %. La version d’orchestration de flotte de Neura fait passer le copilote de la ligne isolée à l’usine entière.
L’entrepôt qui se pilote seul
La deuxième génération Kestrel arrive : préparation, transport et inventaire réunis en un seul système autonome, vendu avec le logiciel qui l’exploite.
Le point d’étape
Le logiciel approche 45 % du chiffre d’affaires, les émissions des scopes 1+2 dépassent −45 % par rapport à 2021 et les six centres de développement travaillent sur une plateforme unique.
Le tableau de bord se referme
Le logiciel au-delà de la moitié du chiffre d’affaires, une marge EBIT de 20 %, des émissions de CO₂ en baisse de 60 % — et 35 % de femmes en ingénierie, contre 28 % aujourd’hui.
“L’usine autonome, ce n’est pas un robot qui remplace une personne. Ce sont mille petites décisions par équipe qui n’attendent plus une réunion — et Neura existe pour les prendre correctement, en montrant son raisonnement.”